Ça y est, je suis redescendue sur terre. Ça fait du bien, je commençais à avoir le vertige : c’est fatiguant, flotter sur un nuage rose, les contes de fées et tout le tra la la. C’est fatiguant parce que c’est pas tout à fait réel... je veux dire, il faut se maintenir dans une position de béatitude épanouie et pour ce faire, il faut le créer, l’enrobage euphorique qui nous transporte, il n’existe pas tout seul : si j’avais pas mis trois couches de make-up, mes cernes auraient paru sur les photos, et ça, c’est pas beau beau. Heureusement que j’ai la bonne humeur facile, parce que plusieurs éléments se sont réunis dernièrement pour me mettre en crisse. Comme ont dit Karine et Nadia après la journée intense de décoration de la salle de réception : On a bien fait ça, personne s’est chicané !!! Une chance, oui... parce que j’aurais occis sans pitié les protagonistes d’une présumée querelle.
J’aurais voulu être moins stressée. À un moment donné j’ai comme perdu le Nord. En allant chercher Marilou et Éric à la gare, la veille dudit mariage, je me suis mise à brailler comme un veau et j’ai pas pu me retenir devant eux : Chus pu capaaaaaaaaaaaable ! C’était trop, j’avais hâte que ça finisse, enfin. Je m’en foutais de la cérémonie, d’être belle ou pas le lendemain, que la salle soit bien décorée. J’avais envie d’aller prendre un café en ville avec un bon livre et de magasiner autre chose que des assiettes en plastique et des nappes en papier. Je me disais que ça n’avait pas d’allure de faire autant de sparages juste pour un bout de papier qui allait nous permettre, à mon Époux et à moi, de pouvoir rester ensemble, dans le même pays, genre. J’aurais voulu être moins stressée parce que je me souviens beaucoup plus de la veille (qui a été pas mal chiante), que du jour de mon mariage (et non, ce n’est pas la boisson qui a causé un tel trou de mémoire : j’ai commencé à être soûle à trois heures du matin...). Peut-être que ça me reviendra avec le temps. J’ai le chic pour oublier les mauvais moments de mon existence.
Je ne regrette rien, évidemment. Avec du recul, je peux dire que j’ai apprécié chaque moment. Je voulais raconter le cours des événements, mais on dirait que j’ai pas envie de me remettre dedans pour le moment (!), je savoure la paix qui est de retour dans ma tête. Je vous sers quand même un petit top 10 des faits les plus intéressants. C’est plus original et moins roman-fleuve.
1. Détail saugrenu, mais important, un mariage, ça coûte cher, même si tu veux faire ça simple : malgré tout, on est rentré dans notre argent. Alleluia.
2. Un de nos invité s’est amené avec un appareil Polaroid à notre mariage, ce qui fait que j’ai des polaroids de mon mariage ! Yeah !
3. La cornemuse, dans les rues de Bonnelles, ça résonne en ta... J’avais le frisson.
4. On voulait de la musique irlandaise pendant le vin d’honneur, mais c’était trop cher d’engager un orchestre. Le joueur de cornemuse nous a fait la surprise, il a invité deux de ses amis qui jouent de la flûte et de l’accordéon. C’était magique, merci.
5. J’ai découvert que je jiggais mieux en talon haut. En running shoes, je suis pas capable.
6. Au souper : après l’entrée, les maîtres d’hôtels nous ont apporté le plat principal (magret de canard, c’était délicieux) et mon père a dit «Quessé ça ?!?» Je lui ai répondu «du magret de canard» et il a dit « Nenon, mais je pensais que ce qu’on venait de manger c’était le plat principal...» Vive la France, pays de la bouffe.
7. C’est Karine Dufour qui a attrapé le bouquet (qui était vraiment lourd, j’avais peur d’assommer quelqu’un en le lançant) et Simon Lemire qui a eu la jaretelle. Deux Québécois... ma gang de vous autres...
8. Allez voir le vidéo d’une des cartes de souhaits qu’on a reçue.
9. J’ai eu un enterrement de vie de fille À-la-Française, (en plus de mon séjour à Londres À-la-Québécoise). Ils m’ont déguisée en guedaille (j’aurai les photos sous peu). Dans le RER en direction de Paris, j’ai dû demander à des inconnus du genre masculin de m’écrire une dernière déclaration d’amour sur un rouleau de papier de toilette (notez qu’en France, la plupart du papier de toilette est rose, trop kitsch !) On est descendue près de l’Arc-de-Triomphe, et y’a du monde (des touristes russes surtout ?!?) qui voulaient se prendre en photo avec moi !!! Je suis vraiment une star. Ensuite, on est allé dans un hammam pour passer le reste de l’après-midi. J’ai eu droit à un gommage, et privilège de la future mariée, à un massage indien. C’était vraiment une belle journée.
10. On est allé faire nos dernières commissions avant le mariage au Shopi à Bonnelles et le caissier, en m’entendant parler sûrement, me dit : «C’est vous qui avez écrit le billet sur Mamie Nova ?» ... J’ai enfin pu mettre une face sur mon lectorat Bonnellois.
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lundi 27 octobre 2008
mardi 21 octobre 2008
Maintenant, on peut se faire imprimer des t-shirt avec écrit dessus: we survived our wedding





J’ai mal dans toutes les parties du corps, et je suis convaincue que c’est parce que j’ai jiggé en
talons hauts (la première et la dernière fois que je me mets ça aux pieds, garanti!)
Je sais comme pas trop par quoi commencer, ce fut une semaine intense, riche en rebondissements et en émotions nouvelles. J’arrête pas de repasser le film de notre mariage dans ma tête (j’étais tellement nerveuse avant d’aller à la mairie, j’ai essayé de boire de l’eau pour me détendre et je shakais tellement qu’elle m’a coulée dans le décolleté, bien sûr, ça a mouillé ma robe et j’ai dû la sécher au séchoir à cheveux 5 minutes avant de partir. Mémorable!) Je suis arrivée accompagnée de Karine, ma soeur, ma mère et mon père à midi et tous les Français étaient dehors en train de parler, comme d’habitude! Mon père est allé les faire entrer, ça a pris 10 minutes, les 10 plus longues minutes de ma vie, cachée derrière un buisson, je pensais que j’allais m’évanouir-là. Ensuite, je suis entrée dans la mairie, et là j’ai vu Chéri faire une face qu’il n’avait jamais fait depuis deux ans que je le connais, tout le monde s’est mis à applaudir et à crier, c’était complètement fou comme moment!!! Évidemment, je me suis mise à brailler tellement j’étais heureuse d’être contente. Après je me souviens plus trop, le maire (il s’appelle Guy Poupart! Un genre de bon vivant, vraiment cool le maire) est arrivé et il a parlé de pleins d’affaires. On a dit «oui» et on s’est frenché passionnément, juste en dessous du portrait tout sourire de Nicolas Sarkozy. On est sortis de la mairie, une soixantaine de personnes nous ont garoché du riz (ça fait pas vraiment du bien dans la face, les grains de riz, j’en avais plein dans le décolleté et j’avais mis des bandes collantes pour me coller la robe au corps : eh oui, plein de grains de riz collés entre les deux boules...) et Damien a joué un air de... cornemuse!!!! Malade. J’ai hâte de vous montrer des vidéos. Maintenant, j’ai une alliance à l’annulaire de la main gauche et ça me surprend à chaque fois que je la vois, je suis pas habituée, je ne porte jamais de bagues et j’arrête pas de jouer avec. C’est cool.
Mes amis Québécois sont tous repartis, nous nous sommes levés à 5h ce matin pour aller reconduire Simon et Sarah qui retournaient en Espagne pour le reste de leur Route de Compostelle (ils m’ont fait la surprise, ils m’avaient écrit pour me dire qu’ils ne pourraient pas venir et finalement, ils sont arrivés sur un coup de tête samedi matin à 10h30. La plus belle surprise de ma vie!) Reste ma famille qui loge à Paris, mais c’est pas pareil : les amis me manquent toujours plus... Nous sommes seuls à la maison, le soleil est pas levé encore... c’est tranquille, tranquille. Y mouille. Tantôt, dans la voiture, je disais à Mon Époux « c’est la vie normale qui va recommencer...» mais en même temps je pensais que depuis qu’on s’est rencontré, tous les événements de nos vies sortent de l’ordinaire... Soit j’ai une bonne étoile, soit ma devise est Sky is the limit, et je ne m’en doutais pas jusqu’à tout récemment. Des fois, je me dis que je suis complètement folle d’avoir déménagé en France et de m’être mariée la même année (le tout en écrivant mon mémoire, ne l’oublions pas celui-là...), mais c’est bon de le vivre malgré tout, et je souhaite l’état d’esprit dans lequel je me trouve à tout le monde. Ah ! et merci à tous ceux qui ont mis leur chapelet sur la corde à linge, il a fait beau et chaud du vendredi au lundi et c’est franchement incroyable en cette saison en Ile-de-France.
(J’ai plein de choses à raconter, je le ferai spasmodiquement durant les prochains jours. Parmi les bonnes nouvelles de la semaine passée : Ta Mère publiera ma mini-nouvelle dans son Livre noir. Oh yeah!)
mercredi 1 octobre 2008
Rachel - 1, Boulogne-Billancourt - 0
Aujourd’hui est un grand jour dans l’histoire de ma vie réelle de Française : Je suis sortie de mon département, tu-seule, à bord de la Rachel mobile.
Tout a commencé le jour où, sur les conseils de mon amie Karine, je me suis dit : il faut que j’aille acheter du tulle pour fixer au plafond de la salle de réception de mon mariage. Ça va être beau. Or, du tulle, dans mon coin, y’en a pas. J’avais pensé décorer avec des bottes de foin et des gerbes de blés, pour rester dans la thématique «farmer» mais (toujours sous les sages conseils de mon amie Karine, qui m’a fait connaître son opinion sur mes champêtreries en gardant une seconde de silence, puis en me lançant un «NOOOON !» catégorique à l’autre bout du fil) finalement, j’ai changé d’idée. Maintenant que le mariage frappe à ma porte, le moment était opportun pour aller acheter le fameux tulle en question. Mon traiteur m’avait dit qu’il y avait un magasin, à Boulogne-Billancourt, qui s’appelait Toto solde (pouhahaha !!) et qui vendait toutes les couleurs de tulles inimaginables. Ok...(Boulogne-Billancourt + banlieue parisienne + routes méconnues de Chéri (et donc de moi en l’occurrence) + tu-seule + char = Mourir.)
Plusieurs choix se sont offerts à moi:
1. J’appelais Mon chat ou la Fée Marraine pour qu’un des deux vienne avec moi. Le problème, c’est que j’ai pas toujours envie d’être avec eux pour faire mes affaires. Ils sont supers gentils, mais c’est comme ça, j’ai pas envie.
2. Je demandais à Mon chat ou à la Fée Marraine qu’ils me prêtent leur GPS. L’affaire, c’est qu’ils m’auraient sûrement proposé de m’amener, et ça aurait eu l'air bête de dire non.
3. Je demandais à un des voisins de venir avec moi, mais il n’y avait personne à côté aujourd’hui.
4. Fuck off, j’y vas pas. Je vais le commander sur Internet...
5. Je vais y aller en fin de semaine avec Chéri, mais on n'a crissement pas le temps.
6. Je vais y aller maintenant, tu-seule, sans GPS, et je vais mourir.
J’ai choisi la dernière solution, qui m’a franchement réussi, parce que je ne suis pas morte.
Ça a l’air con, mais y’a trois mois, j’aurais jamais pris ce risque, (qui n’en est pas vraiment un) parce que je n’avais pas confiance en moi. C’est pas évident conduire ici. À cause des ronds-points, on a toujours l’impression de revenir sur nos pas, les noms de rues ne sont pas toujours bien indiqués, les gens ne conduisent pas de la même manière qu’au Québec, bref, il faut conduire à tâtons. Je ne pensais pas avoir les moyens de prendre mon char et d’aller dans un endroit totalement inconnu sans copilote. Évidemment, je sais bien que ce genre de peur-là n’est pas justifiée. C’est pas ça l’important. L’important, c’est de passer par-dessus un jour, même si ça prend du temps (c’est kitsh, hein? Mais c’est vrai). Quand je suis partie en char tout à l’heure, je shakais et j’avais des palpitations... jusqu’à ce que je me trompe de chemin. J’avais pas le choix, je me suis arrêtée pour regarder ma carte, j’ai fait demi-tour, j’ai trouvé le bon chemin, j’ai trouvé un stationnement à Boulogne-Billancourt, j’ai demandé mon chemin (parce que j’avais tourné pas mal pour trouver le stationnement), je suis rentrée dans le magasin, j’ai acheté du tulle, je suis repartie. J’ai ensuite niaisé vingt minutes en char dans Boulogne-Billancourt (partir c’est toujours plus compliqué que de venir à cause des sens interdits... je me suis arrêtée deux fois pour regarder mes cartes). Je suis revenue chez nous, saine et sauve, avec du tulle en plus.
Je crois que je viens de franchir une étape dans ma thérapie d’adaptation à ma vie de Française.
*****
...j’arrête pas d’écrire mon blogue là !!! C’est juste que je serai moins assidue en raison, et de mon mariage, et de mon mémoire. Merci à tous ceux qui ont témoigné de l’intérêt pour mes anecdotes. Ça fait chaud au coeur.
Tout a commencé le jour où, sur les conseils de mon amie Karine, je me suis dit : il faut que j’aille acheter du tulle pour fixer au plafond de la salle de réception de mon mariage. Ça va être beau. Or, du tulle, dans mon coin, y’en a pas. J’avais pensé décorer avec des bottes de foin et des gerbes de blés, pour rester dans la thématique «farmer» mais (toujours sous les sages conseils de mon amie Karine, qui m’a fait connaître son opinion sur mes champêtreries en gardant une seconde de silence, puis en me lançant un «NOOOON !» catégorique à l’autre bout du fil) finalement, j’ai changé d’idée. Maintenant que le mariage frappe à ma porte, le moment était opportun pour aller acheter le fameux tulle en question. Mon traiteur m’avait dit qu’il y avait un magasin, à Boulogne-Billancourt, qui s’appelait Toto solde (pouhahaha !!) et qui vendait toutes les couleurs de tulles inimaginables. Ok...(Boulogne-Billancourt + banlieue parisienne + routes méconnues de Chéri (et donc de moi en l’occurrence) + tu-seule + char = Mourir.)
Plusieurs choix se sont offerts à moi:
1. J’appelais Mon chat ou la Fée Marraine pour qu’un des deux vienne avec moi. Le problème, c’est que j’ai pas toujours envie d’être avec eux pour faire mes affaires. Ils sont supers gentils, mais c’est comme ça, j’ai pas envie.
2. Je demandais à Mon chat ou à la Fée Marraine qu’ils me prêtent leur GPS. L’affaire, c’est qu’ils m’auraient sûrement proposé de m’amener, et ça aurait eu l'air bête de dire non.
3. Je demandais à un des voisins de venir avec moi, mais il n’y avait personne à côté aujourd’hui.
4. Fuck off, j’y vas pas. Je vais le commander sur Internet...
5. Je vais y aller en fin de semaine avec Chéri, mais on n'a crissement pas le temps.
6. Je vais y aller maintenant, tu-seule, sans GPS, et je vais mourir.
J’ai choisi la dernière solution, qui m’a franchement réussi, parce que je ne suis pas morte.
Ça a l’air con, mais y’a trois mois, j’aurais jamais pris ce risque, (qui n’en est pas vraiment un) parce que je n’avais pas confiance en moi. C’est pas évident conduire ici. À cause des ronds-points, on a toujours l’impression de revenir sur nos pas, les noms de rues ne sont pas toujours bien indiqués, les gens ne conduisent pas de la même manière qu’au Québec, bref, il faut conduire à tâtons. Je ne pensais pas avoir les moyens de prendre mon char et d’aller dans un endroit totalement inconnu sans copilote. Évidemment, je sais bien que ce genre de peur-là n’est pas justifiée. C’est pas ça l’important. L’important, c’est de passer par-dessus un jour, même si ça prend du temps (c’est kitsh, hein? Mais c’est vrai). Quand je suis partie en char tout à l’heure, je shakais et j’avais des palpitations... jusqu’à ce que je me trompe de chemin. J’avais pas le choix, je me suis arrêtée pour regarder ma carte, j’ai fait demi-tour, j’ai trouvé le bon chemin, j’ai trouvé un stationnement à Boulogne-Billancourt, j’ai demandé mon chemin (parce que j’avais tourné pas mal pour trouver le stationnement), je suis rentrée dans le magasin, j’ai acheté du tulle, je suis repartie. J’ai ensuite niaisé vingt minutes en char dans Boulogne-Billancourt (partir c’est toujours plus compliqué que de venir à cause des sens interdits... je me suis arrêtée deux fois pour regarder mes cartes). Je suis revenue chez nous, saine et sauve, avec du tulle en plus.
Je crois que je viens de franchir une étape dans ma thérapie d’adaptation à ma vie de Française.
*****
...j’arrête pas d’écrire mon blogue là !!! C’est juste que je serai moins assidue en raison, et de mon mariage, et de mon mémoire. Merci à tous ceux qui ont témoigné de l’intérêt pour mes anecdotes. Ça fait chaud au coeur.
Libellés :
Char,
Copains Copines,
Coup de tête,
Mariage
mardi 23 septembre 2008
Never Ending Wedding
Aujourd’hui, je comprends mieux l’expression qui stipule qu’on ne se marie qu’une fois dans sa vie. Qu’importe les événements qui constitueront le fil de mon existence jusqu’à ma mort, je ne me marierai pas deux fois (prétendants anonymes, cessez d’espérer!) C’est rassurant...
Chéri et moi courons depuis un an maintenant le marathon du Mariage... oui, car le Mariage commence d’abord le jour où on l’annonce aux personnes de son entourage, et constitue, à partir de cet instant fatidique, le principal sujet de conversation. Amis et parents (surtout parents...), chacun d’eux a sa propre vision du déroulement de l’événement et tous tiennent à placer gentiment leur grain de sel dans notre château de cartes. Nous sommes constamment en quête d’un parfait équilibre qui pourra plaire à tous, ainsi qu’à nous-mêmes. Il faut lâcher prise... vous voulez rire?!? C’est impossible, car le Mariage vous talonne. Il devient votre animal domestique. Vous le promenez partout, il faut le chouchouter : en public, tout le monde s’y intéresse. Il se couche au pied de votre lit. La nuit, il vous empêche de dormir...
Le Mariage a aussi la réputation d’être une des plus belle journée de notre vie et se doit donc d’être inscrit dans les annales comme un moment inoubliable, et ce, non seulement pour les mariés, mais aussi pour les 80 invités au Mariage, ce qui implique que les futurs mariés, directeurs, coordonnateurs et gestionnaires du projet, vivent sous le joug d’une pression monstre. Dans un château ou dans une ferme? Complet noir ou gris? Salade de riz ou de pâtes? Faisan ou magret de canard? Quel thème pour la pièce montée? Y aura-t-il assez de boisson? Si on passe Sex bomb de Tom Jones durant le party, est-ce que ça le fait? ... et combien ça coûte finalement?!? ...!!! F***! ... Ceci sans compter les multiples visites et rendez-vous dans les diverses Maisons des Fous, les formulaires à remplir, à signer et à viser. Gamache, Morier ou Gamache-Morier pour la postérité? Recevrai-je mon certificat de naissance à temps? (il y présentement (en plus d’une grève de RER) une grève de la poste... si je ne dépose pas mon dossier complet à la Mairie au moins 12 jours avant la cérémonie... ils ne pourront pas nous marier. Je ne suis pas stressée, noooon, pas pantoute...)
En effet, je n’oublierai jamais les 300 et quelques jours de notre Mariage. Un mois avant le jour J, le marathon tire à sa fin. On a maigrit pas mal (ma robe est lousse, alors je me bourre de fromage) et on commence à avoir des crampes aux mollets. On croit bien l’emporter et passer le fil d’arrivée haut la main le 18 octobre, même si certains soirs, en entendant ronfler notre Mariage dans son panier, on se dit tout bas, pour ne pas le réveiller, qu’on a hâte au 19 ...
Chéri et moi courons depuis un an maintenant le marathon du Mariage... oui, car le Mariage commence d’abord le jour où on l’annonce aux personnes de son entourage, et constitue, à partir de cet instant fatidique, le principal sujet de conversation. Amis et parents (surtout parents...), chacun d’eux a sa propre vision du déroulement de l’événement et tous tiennent à placer gentiment leur grain de sel dans notre château de cartes. Nous sommes constamment en quête d’un parfait équilibre qui pourra plaire à tous, ainsi qu’à nous-mêmes. Il faut lâcher prise... vous voulez rire?!? C’est impossible, car le Mariage vous talonne. Il devient votre animal domestique. Vous le promenez partout, il faut le chouchouter : en public, tout le monde s’y intéresse. Il se couche au pied de votre lit. La nuit, il vous empêche de dormir...
Le Mariage a aussi la réputation d’être une des plus belle journée de notre vie et se doit donc d’être inscrit dans les annales comme un moment inoubliable, et ce, non seulement pour les mariés, mais aussi pour les 80 invités au Mariage, ce qui implique que les futurs mariés, directeurs, coordonnateurs et gestionnaires du projet, vivent sous le joug d’une pression monstre. Dans un château ou dans une ferme? Complet noir ou gris? Salade de riz ou de pâtes? Faisan ou magret de canard? Quel thème pour la pièce montée? Y aura-t-il assez de boisson? Si on passe Sex bomb de Tom Jones durant le party, est-ce que ça le fait? ... et combien ça coûte finalement?!? ...!!! F***! ... Ceci sans compter les multiples visites et rendez-vous dans les diverses Maisons des Fous, les formulaires à remplir, à signer et à viser. Gamache, Morier ou Gamache-Morier pour la postérité? Recevrai-je mon certificat de naissance à temps? (il y présentement (en plus d’une grève de RER) une grève de la poste... si je ne dépose pas mon dossier complet à la Mairie au moins 12 jours avant la cérémonie... ils ne pourront pas nous marier. Je ne suis pas stressée, noooon, pas pantoute...)
En effet, je n’oublierai jamais les 300 et quelques jours de notre Mariage. Un mois avant le jour J, le marathon tire à sa fin. On a maigrit pas mal (ma robe est lousse, alors je me bourre de fromage) et on commence à avoir des crampes aux mollets. On croit bien l’emporter et passer le fil d’arrivée haut la main le 18 octobre, même si certains soirs, en entendant ronfler notre Mariage dans son panier, on se dit tout bas, pour ne pas le réveiller, qu’on a hâte au 19 ...
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