Cette nuit, j’ai fait mon premier rêve de Française. Je suis dans le métro de Paris, c’est le soir et il y a plein de monde, comme en vrai. En regardant les stations défiler, je me rends compte que je me suis trompée de direction, donc je descends du train, mais pour prendre la direction opposée, je dois encore payer mon entrée, ce que je fait. Les tickets qu’on me donne au guichet ressemblent à des porte-clés et (évidemment...) je suis incapable de les mettre dans la fente pour pouvoir passer le tourniquet. Après c’est flou; je ne m’en souviens plus ben ben... J’imagine que j’ai rêvé à ça parce que ces temps-ci je me demande si c’était une bonne idée finalement de rédiger mon mémoire en France : j’ai toute la documentation dont j’ai besoin, mais je suis incapable d’écrire quelque chose d’ordonné et de sensé. Depuis une semaine, je ne fait que réécrire ce que j’avais déjà écrit... impasse, je tourne en rond, patapon.
Avant quand j’étais tannée d’écrire, j’allais faire un tour dans Bonnelles, poster une lettre (ce qui est une activité en soi ici, puisque Madame La Poste est vraiment mêlée), ou marcher dans les bois. Maintenant, c’est différent. Je pensais que je m’étais fait un ami à Bonnelles. C’est un vieux monsieur, plus petit que moi. Au début je l’entendais juste parler dans la rue quand mes fenêtres étaient ouvertes. Sa voix est reconnaissable entre toutes, et pour cause, on dirait qu’il a une trachéotomie. Mais non. Il porte toujours un bleu de chine et un béret, marche avec une canne et se rase d’une façon telle que sa barbe ressemble à une coupe à blanc, tout comme le poil de son chien, qui lui a l’air de sortir tout droit d’une ruelle de Marrakech. Je l’avais déjà remarqué en ouvrant mes volets le matin, puisque j’habite en face du Tabac, et qu’il s’y arrête tous les jours vers 8h. Il promène un petit caddie avec 2 ou 3 cannes à pêche dedans. Je ne sais pas quels genres de poissons on peut pêcher au Tabac de Bonnelles, mais si on se fit aux rumeurs, ce doit être une sorte de barbotte qui macère des jours et des jours dans l’alcool, parce que jeudi dernier, mon petit monsieur était pas mal entreprenant.
Chaque fois que je sors, il est là. On dirait qu’il m’attend. Quand il me voit, il s’arrête de marcher et me regarde, hagard, le sourire fendu jusqu'aux oreilles. Alors, j’ai commencé à lui dire «Boooonjoooouur!», comme font tous les Bonnellois et Bonnelloises. Et il me répond toujours de sa voix d’outre-tombe, me parle de la température et d’autres choses que je n’arrive pas à saisir. Jeudi dernier, je sors pour aller à mon cours de yoga. Une grosse minute de marche quand je prends mon temps. Il était encore là, de l’autre côté de la rue, mais cette fois-ci il ne s’est pas arrêté de marcher. Il s’est plutôt mis à courir à ma rencontre (avec sa canne, quel badineur!), a traversé la rue (là, j’ai commencé à avoir peur), m’a dit «Bonjour»(mais ça ressemblait plus à «Vaonfvfjur») puis m’a attrapé par le cou pour que je penche de façon à ce qu’il puisse poser deux gros becs gluants de robine sur ma tendre joue. Il m'a demandé si j'allais au cours de gymnastique, tout en mimant les mouvements. C'était pitoyable. Maintenant ce n’est plus mon ami.
Hier, je vais chercher une baguette chez le boulanger, il était encore là, dans la rue. J’ai couru jusque chez le boulanger. Il est toujours là, (vieux cochon) !!! Il faut que j’aille à la Poste tantôt et j’ai pas envie. Sois je suis schizophrène, sois je suis en train de développer une phobie-du-vieux-bonhomme-de-Bonnelles.
mardi 3 juin 2008
mercredi 28 mai 2008
Père Noël en prolongation
Bon. J’ai le regret de vous annoncer que c’est sans doute la dernière fois que je rapporte les paroles d’un Français sur ma condition de colonisée, parce que franchement, celle-là est dure à battre (mais on sait jamais. D’ailleurs, plus rien ne m’étonne maintenant.)
Je m’en vais à la pharmacie de Bonnelles pour chercher mon médicament. Premièrement, j’ai eu l’air d’une touriste (ou d’une conne, c’est selon) parce que j’étais sûre que ça fonctionnait comme chez Jean Coutu : tu dis ton nom et puis le pharmacien te donne ce qu’il y a d’inscrit dans ton dossier, sans crier gare. Non. Ici, il faut garder sa prescription précieusement et la redonner à chaque fois. J’ai donc commencé par retourner chez nous pour chercher ladite prescription. De retour à la pharmacie, tout se déroulait normalement jusqu’à ce que la pharmacienne remarque mon accent :
- Vous devez venir du Cânâdâ avec un accent comme çâ...
- (on dirait qu’elle parle comme Père Noël...) Oui
- Vous êtes en stage au ... (j’ai pas compris ce qu’elle a dit)
- Pardon?
- (En articulant) Vous êtes en stage, vous venez pour améliorer votre français? C’est bien...
- (AYOYE! Elle est pas souvent sortie de Bonnelles la pharmacienne) Bwofff...
J’ai répondu «Bwoff», parce que, franchement, je savais pas quoi répondre à ça. J’étais même pas frustrée, je venais de franchir un cap dans ma capacité de m'étonner ou d'être abasourdie. Au lieu de me dire que ça avait pas-de-maudit-bon-sens-de-dire-des-affaires-de-même (ce qui est quand même vrai, on s’entend...) je me suis juste demandé pourquoi, mais pourquoi, le Québec francophone n’est pas sur la map cérébrale des inconnus que je rencontre. Ils vont pas à l’école ou quoi? Au fond je m’en fous, sauf que je trouve que la pharmacienne est vraiment... naïve, ou c’est peut-être moi qui a des obsessions territoriales et qui meurt d’envie de vouloir exister ailleurs. Bwoff...
En rentrant, j’ai regardé mes courriels et OH BONHEUR, la secrétaire du département des littératures etc. m’avait écrit pour me dire qu’il fallait que j’écrive une lettre de motivation (j’adore les lettres de motivation, je suis full motivée) pour obtenir une prolongation... eh oui, des choses qui arrivent, je ne terminerai pas mon mémoire dans les temps. À la demande générale, (je dédicace cette lettre à Éric Samson-Lalère : elle aurait été bien meilleure si je l’avais écrite en sa compagnie), voici ce que j’ai écrit :
À l’attention de Monsieur XXX, responsable des études supérieures du Département des littératures de langue française.
Objet: Demande de prolongation
Monsieur,
Horreur et damnation, je ne pourrai pas finir mon mémoire pour le 31 août prochain et cela m’attriste de devoir vous demander une prolongation. Voici donc les quelques raisons qui expliquent ma situation.
Voulant demeurer éternellement étudiante, il me semble qu’une prolongation entre en parfait accord avec ce statut et s’impose pratiquement d’elle-même. J’entretiens également l’ardent désir de continuer à chialer parce que je n’ai pas de cash. Vous comprendrez que cela ne serait pas possible si je ne pouvais accéder à la réinscription en rédaction à la maîtrise. Je devrais me trouver un emploi et vaquer à des occupations d’adulte, ce qui m’intéresse peu étant donné que j’ai choisi d’étudier en lettre, plus précisément dans le domaine de la dramaturgie qui, comme vous le savez n’engendre que des critiques douteux, de vulgaires comédiens et des pelleteux de nuages. Si je n’obtiens pas cette prolongation, je n’aurai plus de quoi occuper mes journées et vous savez comme moi que la nature a horreur du vide. Ceci sans compter que vous m’avez offert l’an dernier une bourse de rédaction qui m’apparaît comme un montant astronomique en regard du budget de l’Université. Il serait dommage et paradoxal que vous ayez investi cette somme dans le remboursement de ma Mastercard, pour finalement me balancer à la rue...
Je me trouve donc dans le devoir de vous implorer de m’accorder le sursis d’une session supplémentaire afin que je puisse continuer de me vautrer dans la déchéance estudiantine ainsi que dans le soliloque ingrat de l’écriture scientifique. Et qui sait, grâce à cette prolongation, peut-être ferez-vous de moi un professeur de français au CEGEP du Vieux-Montréal ? C’est un pensez-y-bien.
Dans l’attente de votre réponse, qui de toute façon sera positive, veuillez agréer, Monsieur, l’expression de mes sentiments les meilleurs.
Rachel
Pas pire... mais je suis ouverte aux suggestions.
Je m’en vais à la pharmacie de Bonnelles pour chercher mon médicament. Premièrement, j’ai eu l’air d’une touriste (ou d’une conne, c’est selon) parce que j’étais sûre que ça fonctionnait comme chez Jean Coutu : tu dis ton nom et puis le pharmacien te donne ce qu’il y a d’inscrit dans ton dossier, sans crier gare. Non. Ici, il faut garder sa prescription précieusement et la redonner à chaque fois. J’ai donc commencé par retourner chez nous pour chercher ladite prescription. De retour à la pharmacie, tout se déroulait normalement jusqu’à ce que la pharmacienne remarque mon accent :
- Vous devez venir du Cânâdâ avec un accent comme çâ...
- (on dirait qu’elle parle comme Père Noël...) Oui
- Vous êtes en stage au ... (j’ai pas compris ce qu’elle a dit)
- Pardon?
- (En articulant) Vous êtes en stage, vous venez pour améliorer votre français? C’est bien...
- (AYOYE! Elle est pas souvent sortie de Bonnelles la pharmacienne) Bwofff...
J’ai répondu «Bwoff», parce que, franchement, je savais pas quoi répondre à ça. J’étais même pas frustrée, je venais de franchir un cap dans ma capacité de m'étonner ou d'être abasourdie. Au lieu de me dire que ça avait pas-de-maudit-bon-sens-de-dire-des-affaires-de-même (ce qui est quand même vrai, on s’entend...) je me suis juste demandé pourquoi, mais pourquoi, le Québec francophone n’est pas sur la map cérébrale des inconnus que je rencontre. Ils vont pas à l’école ou quoi? Au fond je m’en fous, sauf que je trouve que la pharmacienne est vraiment... naïve, ou c’est peut-être moi qui a des obsessions territoriales et qui meurt d’envie de vouloir exister ailleurs. Bwoff...
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En rentrant, j’ai regardé mes courriels et OH BONHEUR, la secrétaire du département des littératures etc. m’avait écrit pour me dire qu’il fallait que j’écrive une lettre de motivation (j’adore les lettres de motivation, je suis full motivée) pour obtenir une prolongation... eh oui, des choses qui arrivent, je ne terminerai pas mon mémoire dans les temps. À la demande générale, (je dédicace cette lettre à Éric Samson-Lalère : elle aurait été bien meilleure si je l’avais écrite en sa compagnie), voici ce que j’ai écrit :
À l’attention de Monsieur XXX, responsable des études supérieures du Département des littératures de langue française.
Objet: Demande de prolongation
Monsieur,
Horreur et damnation, je ne pourrai pas finir mon mémoire pour le 31 août prochain et cela m’attriste de devoir vous demander une prolongation. Voici donc les quelques raisons qui expliquent ma situation.
Voulant demeurer éternellement étudiante, il me semble qu’une prolongation entre en parfait accord avec ce statut et s’impose pratiquement d’elle-même. J’entretiens également l’ardent désir de continuer à chialer parce que je n’ai pas de cash. Vous comprendrez que cela ne serait pas possible si je ne pouvais accéder à la réinscription en rédaction à la maîtrise. Je devrais me trouver un emploi et vaquer à des occupations d’adulte, ce qui m’intéresse peu étant donné que j’ai choisi d’étudier en lettre, plus précisément dans le domaine de la dramaturgie qui, comme vous le savez n’engendre que des critiques douteux, de vulgaires comédiens et des pelleteux de nuages. Si je n’obtiens pas cette prolongation, je n’aurai plus de quoi occuper mes journées et vous savez comme moi que la nature a horreur du vide. Ceci sans compter que vous m’avez offert l’an dernier une bourse de rédaction qui m’apparaît comme un montant astronomique en regard du budget de l’Université. Il serait dommage et paradoxal que vous ayez investi cette somme dans le remboursement de ma Mastercard, pour finalement me balancer à la rue...
Je me trouve donc dans le devoir de vous implorer de m’accorder le sursis d’une session supplémentaire afin que je puisse continuer de me vautrer dans la déchéance estudiantine ainsi que dans le soliloque ingrat de l’écriture scientifique. Et qui sait, grâce à cette prolongation, peut-être ferez-vous de moi un professeur de français au CEGEP du Vieux-Montréal ? C’est un pensez-y-bien.
Dans l’attente de votre réponse, qui de toute façon sera positive, veuillez agréer, Monsieur, l’expression de mes sentiments les meilleurs.
Rachel
Pas pire... mais je suis ouverte aux suggestions.
jeudi 22 mai 2008
Incroyable, Montréal est indépendante
Ok. Le four est arrivé hier à 16h55. Je l’ai déballé devant le livreur avant de signer l’avis de réception parce que la peur s’était emparée de moi : Et s’il y avait une poc dessus... La poc maudite... Je ne me suis jamais autant fait chier pour un four et j’espère que ça n’arrivera plus jamais. Tout ça m’a remué.
Quand chéri est arrivé, nous avons monté nous-mêmes le four dans notre appartement (sinon ça coûtait 50 euros de plus pour avoir un livreur avec des jambes qui puisse monter le four chez nous). C’est un four Français, fak il est tout petit et tout léger. Vient pour brancher le four : pas de fil. (eille, vient pas me dire que le fil est pas fourni avec le four!) Le fil n’est pas fourni avec le four (encore un coup du magicien, ça...). Cours au BricoMarché pour acheter un fil, manque de rentrer full pin dans la grille qui ferme le stationnement : FERMÉ POUR CAUSE DE SINISTRE. Ben voyons donc, ça se peut pas... Je veux pas la paix dans le monde, je veux juste brancher mon four (et accessoirement manger un croque-monsieur, tsé, kekchose de gratiné...) Pour nous consoler, nous avons emprunté un chemin que nous ne connaissions pas pour faire demi-tour. Ça a fonctionné puisqu’on est arrivé dans un mini village du nom de «Frileuse». On a bifurqué vers la route qui mène à Carrefour (Wal-Mart, mais en France), on est rentré dans le magasin, on a acheté un fil et une prise, on est revenu, Chéri a gossé une prise, le fil marchait pas avec le four, fak il est allé voir chez le voisin, a trouvé un fil qui fittait, a regossé la prise, l’a branché dans le mur, ensuite on a pesé sur ON et 20 minutes plus tard on a mangé nos croques-monsieurs.
Pour me détendre je suis allée faire un tour au cours de yoga de Bonnelles aujourd’hui. J’ai vu l’affiche la semaine dernière seulement parce que j’ai marché du côté du trottoir où je passe jamais (y’a rien de ce côté-là de la rue...) Cours d’essai gratuit, chouette. Ces temps-ci le prix des choses m’effraie étant donné que l’euro vaut 1,70$. Alors je rentre, je me présente au professeur
- Bonjour je m’appelle Rachel
- Bonjour, Jean-Pierre (pouhahahaha, il s’appelle Jean-Pierre!) Vous êtes d’ici, de Bonnelles?
- Oui, mais j’ai pas tout à fait l’accent (vu que je suis full complexée par mon accent, Chéri m’a dit de dire aux gens que j’avais un accent tout de suite en les rencontrant pour que ça me décomplexe, alors j’obéis.)
- Ma belle-fille aussi est canadienne, elle parle peu français, mais elle n’a pas d’accent.
- (...fais-moi pas chier là, je l’ai dis que j’avais un accent!) Ah bon?!?
- Vous, vous êtes Québécoise?
- Oui c’est ça, je suis Québécoise.
- Ah, parce que ma belle-fille est Montréalaise, elle n’est pas Québécoise, alors évidemment sa langue maternelle est l’anglais.
- (eh ben...Montréal a gagné le référendum pendant que je suis partie... Je lui dis-tu ou bedon je lui dis-tu pas que Montréal c’est au Québec...) Sinon pour les cours, combien ça coûte?
Quand chéri est arrivé, nous avons monté nous-mêmes le four dans notre appartement (sinon ça coûtait 50 euros de plus pour avoir un livreur avec des jambes qui puisse monter le four chez nous). C’est un four Français, fak il est tout petit et tout léger. Vient pour brancher le four : pas de fil. (eille, vient pas me dire que le fil est pas fourni avec le four!) Le fil n’est pas fourni avec le four (encore un coup du magicien, ça...). Cours au BricoMarché pour acheter un fil, manque de rentrer full pin dans la grille qui ferme le stationnement : FERMÉ POUR CAUSE DE SINISTRE. Ben voyons donc, ça se peut pas... Je veux pas la paix dans le monde, je veux juste brancher mon four (et accessoirement manger un croque-monsieur, tsé, kekchose de gratiné...) Pour nous consoler, nous avons emprunté un chemin que nous ne connaissions pas pour faire demi-tour. Ça a fonctionné puisqu’on est arrivé dans un mini village du nom de «Frileuse». On a bifurqué vers la route qui mène à Carrefour (Wal-Mart, mais en France), on est rentré dans le magasin, on a acheté un fil et une prise, on est revenu, Chéri a gossé une prise, le fil marchait pas avec le four, fak il est allé voir chez le voisin, a trouvé un fil qui fittait, a regossé la prise, l’a branché dans le mur, ensuite on a pesé sur ON et 20 minutes plus tard on a mangé nos croques-monsieurs.
Pour me détendre je suis allée faire un tour au cours de yoga de Bonnelles aujourd’hui. J’ai vu l’affiche la semaine dernière seulement parce que j’ai marché du côté du trottoir où je passe jamais (y’a rien de ce côté-là de la rue...) Cours d’essai gratuit, chouette. Ces temps-ci le prix des choses m’effraie étant donné que l’euro vaut 1,70$. Alors je rentre, je me présente au professeur
- Bonjour je m’appelle Rachel
- Bonjour, Jean-Pierre (pouhahahaha, il s’appelle Jean-Pierre!) Vous êtes d’ici, de Bonnelles?
- Oui, mais j’ai pas tout à fait l’accent (vu que je suis full complexée par mon accent, Chéri m’a dit de dire aux gens que j’avais un accent tout de suite en les rencontrant pour que ça me décomplexe, alors j’obéis.)
- Ma belle-fille aussi est canadienne, elle parle peu français, mais elle n’a pas d’accent.
- (...fais-moi pas chier là, je l’ai dis que j’avais un accent!) Ah bon?!?
- Vous, vous êtes Québécoise?
- Oui c’est ça, je suis Québécoise.
- Ah, parce que ma belle-fille est Montréalaise, elle n’est pas Québécoise, alors évidemment sa langue maternelle est l’anglais.
- (eh ben...Montréal a gagné le référendum pendant que je suis partie... Je lui dis-tu ou bedon je lui dis-tu pas que Montréal c’est au Québec...) Sinon pour les cours, combien ça coûte?
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